Synthèse des Etats Généraux de l’Alimentation du 14 octobre à Pontchâteau

Synthèse des Etats Généraux de l’Alimentation du 14 octobre à Pontchâteau

Voici le résultat de la concertation publique organisée par Sandrine Josso autour de l’alimentation et de l’agriculture dans la 7ème circonscription de Loire Atlantique.

DEVELOPPER LA BIOECONOMIE ET L’ECONOMIE CIRCULAIRE

Bioéconomie : Type d’économie qui associe l’innovation biologique et naturelle afin de pallier aux problèmes économiques actuel. Théorie proche de l’économie écologique

Economie circulaire : Concept économique qui met en avant une production de biens et services soucieuse de l’environnement

Pourquoi ?

L’objectif est d’améliorer les revenus des producteurs locaux et de diminuer les risques de santé.

Comment ?

  • Sensibiliser le consommateur de l’intérêt de consommer « bio » à travers des campagnes de publicité
  • Rassurer sur la réalité du « bio » car les normes européennes et internationales sont différentes de celles qui existent en France
  • Diversifier les canaux de distribution afin de faciliter la visibilité du producteur local. Internet peut jouer un rôle car la génération Y saurait très bien localiser avec un smartphone ou un ordinateur un producteur
  • Former les producteurs au marketing

RENDRE LES PRIX D’ACHAT DES PRODUITS AGRICOLES PLUS REMUNERATEUS POUR LES AGRICULTEURS

Pourquoi ?

Sachant que le revenu moyen des agriculteurs est de 350 euros, et que le marché européen est excédentaire il est indispensable que les agriculteurs puissent vivre dignement de leur travail afin qu’ils puissent transmettre leur exploitation pour pallier aux déserts agricoles

Comment ?

  • Améliorer la qualité des produits et pas uniquement dans le bio en développant les AOC, les labels comme cela est fait pour les volailles par exemple, les fromages
  • Le budget des ménages dans l’alimentaire est en diminution
  • Développer les circuits de commercialisation. Les circuits locaux sont loin d’être saturés
  • Les labels permettent de protéger les exportations quand il ne s’agit pas de denrées périssables (ex le vin)
  • Augmenter le seuil de vente à perte
  • Aider les agriculteurs à se former notamment à la gestion

 

AMELIORER LES RELATIONS COMMERCIALES ET CONTRACTUELLES ENTRE LES PRODUCTEURS, LES TRANSFORMATEURS ET LES DISTRIBUTEURS

Pourquoi ?

Aujourd’hui les prix aux consommateurs sont fixés en fonction des intérêts du distributeur par le distributeur (qui se livrent à une concurrence acharnée pour vendre au prix le plus bas)

  • Les transformateurs négocient avec les distributeurs pour obtenir le meilleur prix et conserver leurs marges
  • Le producteur subit le prix payé au transformateur
  • La guerre des prix des distributeurs entraine l’économie vers le bas
  • Le producteur est la victime de cette guerre des prix.

Comment ?

  • Changer les rapports de force entre les producteurs, les transformateurs et les distributeurs en créant des regroupements et en reprenant la main sur le fonctionnement des coopératives …
  • Permette par la législation que les producteurs ne vendent plus à perte et fixer des marges minimum qui couvrent les coûts de production et la rémunération des producteurs

FACILITER L’ADOPTION PAR TOUS D’UNE ALIMENTATION FAVORABLE A LA SANTE

Nous devons

  • modifier nos habitudes de consommateurs,
  • faire du sport,
  • limiter notre consommation de médicaments,
  • varier notre alimentation en pronant la qualité,
  • favoriser les circuits courts.
  • Inciter à manger français et des produits de proximité
  • Mieux contrôler les produits dits « bio »
  • Harmoniser les cahiers des charges via des organismes certificateurs
  • Surveiller les publicités qui parfois déroutent les consommateurs
  • Sensibiliser les enfants notamment à l’école
  • Mieux informer les consommateurs sur les étiquetages

LUTTER CONTRE LE GASPILLAGE ALIMENTAIRE

  • Changer nos pratiques alimentaires.
  • Faire de la pédagogie à l’école : apprendre à organiser son réfrigérateur
  • Lutter contre le gaspillage dans les collectivités, les restaurants scolaires
  • Les dates de péremption des produits doivent être allongées
  • Interdire aux grandes surfaces de jeter des aliments

DEVELOPPER LES INITIATIVES LOCALES ET CREER DES SYNERGIES

Les consommateurs doivent pouvoir connaître l’origine des produits et comprendre la communication de l’industrie agro-alimentaire afin que tout le monde ait une information fiable

Pour atteindre cet objectif :

  • Créer des groupes de contact entre producteurs et consommateurs. Les collectivités locales en seraient des facilitateurs
  • Publication sur des sites internet ou encore à travers les médias de listes de producteurs locaux
  • Les producteurs locaux doivent avoir accès aux halles des marchés ce qui n’est pas le cas du fait du coût de l’emplacement
  • Création par les communes d’espaces consacrés à la vente directe

PERMETTRE AUX CONSOMMATEURS DE RENCONTRER LES PRODUCTEURS

Pourquoi ?

Intérêt pour les producteurs :

  • Afin d’informer en direct les consommateurs (offre produit, saisonnalité, contraintes réglementaires et économiques)
  • Raccourcir les circuits de distribution

Intérêt pour les consommateurs :

  • Connaître l’origine des produits
  • Traçabilité
  • Offre prix/produit acceptable en regard de la qualité
  • Décoder la communication de l’industrie agro-alimentaire et de la distribution

Comment ?

  • A travers des circuits traditionnels
    • Espaces réservés sur les marchés municipaux (ex : marchés bio)
    • Idem dans certaines grandes surfaces
  • Circuits spécialisés
    • Bio-coopératives
    • Socali « marché de proximité »
    • Producteurs locaux regroupés dans un espace dédié
    • Vente directes (exemple des AMAP, panier équitable…)

Il faut des espaces de rencontre producteurs/consommateurs qui permettent à ces derniers de recevoir une information directe dénuée de filtres

Les municipalités ont un rôle à jouer très important car elles peuvent notamment offrir aux producteurs des espaces permanents, organiser des événements et aider les producteurs à se faire connaître.

FACILITER L’ADOPTION PAR TOUS D’UNE ALIMENTATION FAVORABLE A LA SANTE

Pourquoi ?

Il est constaté que l’espérance de vie progresse cependant, dans le même temps, de multiples agressions contrarieront cette évolution positive si des mesures fortes ne sont pas prises en urgence. Cette prise de conscience doit être d’abord personnelle. Chacun peut influer sur les décisions politiques de son pays et au-delà planétaire.

L’alimentation, sa qualité dans un contexte sain, n’est qu’un des volets à prendre en compte pour l’avenir de notre planète, celui des générations à venir. Des recherches scientifiques parfaitement renseignées nous alertent à ce sujet. Ces interpellations fortes et constantes nous appellent à agir.

Comment ?

  • Sur ce sujet les citoyens n’ont pas tous le même niveau de compétence et de réflexion.
  • Le processus de progression de la sensibilisation passe par la formation pour une bonne propagation de l’information. A cet égard le rôle des médias est primordial.
  • Les parents, l’école, relais privilégiés, doivent transmettre l’information et la traduire en application. Par exemple, développer la découverte des aliments, leur saveur gustative et leur impact sur la santé.
  • Varier l’alimentation en prônant la qualité.
  • Il appartient à tous d’informer sur les raisons qui doivent modifier nos comportements, nos habitudes de consommation pas nécessairement adaptées pour préserver notre santé.
  • Ces préconisations seraient incomplètes pour notre équilibre sans dépenses physiques, une dose minimale de sport. Le résultat global se traduit par moins de traitements médicaux et donc une économie pour la société.
  • Payer au juste prix les producteurs qui doivent pouvoir vivre décemment de leur production ce qui suppose un éventuel soutien des collectivités pour leur permettre d’atteindre un équilibre financier.
  • Inciter à choisir de consommer Français.
  • Favoriser le local et donc opter pour les circuits courts constitue un choix judicieux pour la protection de l’environnement puisque moins de transport et moins d’émissions à effet de serre (impact carbone). Se renseigner sur l’origine de nos produits alimentaires. Leur traçabilité par des étiquetages clairs, bien visibles. Harmoniser le cahier des charges des produits bios des organismes certificateurs des divers pays producteurs.